Une nature, des hommes, un patrimoine...

Les espaces naturels du Véron

Le territoire du Véron possède de nombreux espaces naturels remarquables. A la confluence de la Loire, de la Vienne et de l’Indre découvrez des lieux possédant une diversité végétale d’exception (bocage, pelouses, dunes, etc.). L'écomusée s'inscrit également sur un site protégé Natura 2000.

Les pelouses des Hauts de Bertignolles

Localisation et accès : en amont de la confluence de la Vienne et de la Loire, le long de la RD 7.

Ce site est classé Natura 2000. Le site des hauts de Bertignolles est situé en bord de Loire, à proximité de la confluence de la Loire et de la Vienne. La présence de milieux secs et de milieux humides en font un lieu particulier pour sa flore. Un grand nombre d’espèces, dont certaines rares et protégées, peuvent être observé sur le site. Malgré les régulières crues de la Loire et de la Vienne, le site des hauts de Bertignolles reste principalement composé de pelouses sèches.

Ce site est géré par le conservatoire du patrimoine naturel de la région Centre.

 

Ces différentes pelouses recèlent un grand nombre d’espèces patrimoniales et protégées :

Le Lupin réticulé est une espèce aux affinités méditerranées, rare en val de Loire.

La Scille d’automne est protégée. Fleurissant tardivement, à partir d’août, ce n’est qu’après la floraison que ses feuilles apparaissent.

L’Armérie faux-plantain est caractéristique avec ses grandes tiges et ses petites fleurs roses regroupées en capitule.

La Laîche de Loire est une plante qu’on ne trouve que sur les bords de Loire.

Le bocage


Localisation et accès : En bord de Vienne, il s’étend sur les communes de Savigny-en-Véron, Beaumont-en-Véron, Candes-Saint-Martin et Saint-Germain-sur-Vienne. Ce site est classé Natura 2000.

Le bocage du Véron borde la Vienne qui l’inonde presque chaque année. Anciennement marécageuse, cette plaine à été aménagée par l’homme. Les fossés sont longés d’un réseau de doubles haies dont les arbres sont taillés en têtards. Cet espace est d’un très grand intérêt écologique.

 

La fritillaire pintade est une espèce fragile de ces prairies humides particulièrement menacée. La fritillaire pintade, plus connue sous le nom de "clochette", appartient à la famille des tulipes. Fin mars, elle est l’une des premières fleurs à éclore dans la prairie.

Digue et forêt alluviale de Bois Chétif

Localisation et accès : communes de Huismes, Rigny Ussé et La Chapelle sur Loire, le long de la Loire.

Ce site est répertorié comme étant un Espace Naturel Sensible (ENS) par le Conseil Général d'Indre et Loire.

Ce secteur de Bois Chétif possède une forêt alluviale et de nombreuses espèces d'insectes et d'oiseaux. La forêt est d'un intérêt écologique important, celle ci est laissée à l'état naturel ce qui favorise sa biodiversité.

Photo Mathieu Deperrois
Photo Mathieu Deperrois

Les Puys du Chinonais


Localisation et accès : sur les communes de Beaumont-en-Véron et de Chinon. Ce site est classé Natura 2000

 

Il s’agit d’un ensemble de buttes calcaires et sableuses nommées les puys du Chinonais. Un paysage composé de bois et de pelouses sèches, une température douce et le fort ensoleillement donnent un accent du sud à ce secteur.

 

L’orchidée : les collines des Puys du Chinonais sont des lieux privilégiés pour les orchidées sauvages en Touraine. Il s’agit d’une fleur typique de la côte méditerranéenne.

La faune dans le Véron


La presqu’île du Véron avec ses zones inondables est un lieu de vie adéquate pour de nombreuses espèces animales. La proximité de la Loire et l’ouverture du paysage rendent le secteur particulièrement intéressant sur le plan ornithologique. L’écomusée propose des balades à thème afin de découvrir la faune au long de l’année.

 

Voici quelques animaux qu’il vous sera possible de rencontrer :

 

Le râle des genets

Localisation : dans le bocage du Véron

Il s'agit d'un oiseau migrateur nichant au sol. Il est assez farouche mais est connu pour son cri nocturne («crex crex»). Il est en voie de disparition à l’échelle mondiale.

 

Le castor

Localisation : dans la Vienne et dans la Loire.

Il est possible d’observer des traces de castors, tel que la coupe d’arbuste ou le sillage laissé dans le sable par sa queue. Le castor est à ne pas confondre avec le ragondin, il mesure à l’âge adulte plus d’un mètre.

 

Le balbuzard pêcheur

Localisation : la Loire et ses affluents.

Le Véron est un site favorable au Balbuzard pêcheur. Ce rapace se nourrit exclusivement de poisson. Il est possible d’observer cet oiseau de fin août à début septembre lors de ses haltes migratoires


Patrimoine oral et savoir-faire

Le Véron possède un patrimoine immatériel important. Celui-ci est dû à son histoire particulièrement riche et son positionnement au cœur de la vallée de la Loire, de ses châteaux mais aussi à sa situation géographique, un territoire bordé par les cours d'eau. Ces particularités ont développées un artisanat typique, une agriculture spécifique, des traditions et pratiques locales. Ce patrimoine oral et ces savoir-faire se sont transmis de génération en génération.

Les savoir-faire


La culture de la vigne

La culture de la vigne est présente depuis longtemps dans le Véron. Le territoire produit des vins de l'A.O.C. "Chinon" en majorité rouges. les vins du Véron sont réalisés à partir de deux cépages: le "chenin" (pour les blancs) et le "cabernet franc" (pour les rouges et rosés) nommé communément "Breton". François Rabelais en fit mention dans "Gargantua": "ce bon vin breton, qui poinct ne croist en Bretagne, mais en ce bon pays de Véron".

A l'origine, la Loire fût un atout de taille pour la production du vin, le fleuve permettait sa commercialisation par les voies navigables. Les paysages viticoles façonnent ce territoire et influencent son évolution.

La fabrication de barques de Loire

La confluence de la Loire, la Vienne et l'Indre fait du Véron un lieu propice à la navigation fluviale. Un artisanat spécifique s'est donc tout naturellement installé, lié à la construction de bateaux, barques, toues cabanées, etc.

La batellerie a longtemps eu son importance dans la région, la navigation commerciale ayant disparu ce sont des activités de loisirs, de sport ou de tourisme qui ont pris place aujourd'hui. C'est une vraie tradition fluviale qui subsiste dans le Véron.

Un chantier mené par l'association Les Bateliers Ligériens vise à construire ou rénover des bateaux sur le site de l'Ecomusée du Véron.

Le malonnage

Cette chasse traditionnelle aux canards s'effectue dans le bocage lorsque ses prairies sont inondées. Durant les crues de la Vienne, les chasseurs se rendent en barque dans des huttes de branchages qui les dissimulent aux yeux du gibier, ils utilisent le canard colvert pour attirer le canard sauvage.

Vendanges au Puy Rigault
Vendanges au Puy Rigault

Patrimoine oral


La légende du Véron

Une des histoires locales les plus célèbres raconte que les habitants du Véron seraient les lointains descendants des bédouins du Sahara. En effet la légende relate qu'en 732 lorsque Charles Martel vaincu les Sarrasins à Poitiers ces derniers se réfugièrent dans la presqu'île du Véron et s'y installèrent.

Ce récit est bien présent dans l'identité locale et perpétue encore aujourd'hui.

 

Une exposition sur cette légende a été présentée à l'Ecomusée.

En savoir +

Naviguer sur la Loire
Naviguer sur la Loire

Architecture du Véron

L'habitat dans le Véron

 

Les habitants du Véron ont développé des méthodes de constructions adaptées à leur situation géographique : la confluence de la Loire et de la Vienne. Celles ci prennent en compte les habituelles inondations du territoire.

 

Les habitations sont implantées sur des tertres naturels ou artificiels. Une surélévation de quelques décimètres peut suffire à éviter les crues. Les pierres de soubassements composées de grès turonien sont moins perméables que le tuffeau. Cela permet d'éviter les remontées d'humidité.

 

Dans le bourg de Savigny, les entrées sont surélevées par rapport au niveau de la rue, comme en témoignent les escaliers. Le centre bourg peut être inondé sans que l'eau n'entre directement dans les maisons.

 

Les constructions des fermes se développent autour d'espaces clos par des murs. Ceci afin de contenir la basse-cour (volailles, etc.).

 

Lucarnes et corniches

De nombreuses habitations locales sont ornées de lucarnes et de corniches. Ce sont des éléments qui animent la façade principale et qui lui donne du caractère.

La Courtinière, Beaumont-en-Véron
La Courtinière, Beaumont-en-Véron
Savigny-en-Véron, crue 1923
Savigny-en-Véron, crue 1923

Les matériaux de construction

Le tuffeau est une variété de calcaire présente en Touraine et en Anjou. Tendre et facile à tailler, il a été intensément exploité aux siècles passés, notamment durant le XIXe siècle. Dans le Véron, c'est sur Beaumont que l'on retrouve le plus cette roche à l'état brut, comme sur les pentes des puys (la Haute Rue, les Caves aux fièvres, la Roche Honneur, les Caves simmonneau...).

Il était autrefois utilisé pour la construction des maisons traditionnelles mais aussi pour les châteaux, manoirs et belles demeures de la région. Le tuffeau pouvait être façonné en moellons ou en pierre de taille.

Depuis le milieu du XXe siècle, les matériaux de construction ont changé (coût élevé du tuffeau, généralisation du parpaing) et les innombrables carrières sont réutilisées comme caves à vin.

 

Originellement composées de matières végétales (chaume, jonc,...), les toitures des maisons paysannes passent, au cours des XVIIIe et XIXe siècle à une couverture en tuile plates. Puis, fin XIXe, l'ardoise remplace la tuile.

Provenant de la région d'Angers, l'ardoise remonte d'abord la Loire par bateau puis par voie ferroviaire.

On peut encore voir dans le Véron, un nombre non négligeable de toitures qui utilisent à la fois la tuile plate et l'ardoise.

En effet, la partie supérieure confectionnée de tuiles, témoignage de l'ancien matériau de prédilection. Quant à la partie inférieure elle a subi une réfection et utilise l'ardoise.